Le SJSR se caractérise par un besoin incontrôlable de bouger les jambes, accompagné de picotements, fourmillements ou sensations internes désagréables.
Ces sensations apparaissent principalement :
au repos,
le soir ou la nuit,
en position allongée.
Elles disparaissent dès que la personne bouge.
Dans les formes sévères, les bras peuvent également être touchés.

Les symptômes typiques du SJSR :
gêne ou inconfort dans les jambes au repos (picotements, tiraillements, brûlures internes) ;
besoin urgent de bouger (marcher, étirer, secouer les jambes) ;
aggravation le soir ou la nuit ;
soulagement immédiat au mouvement ;
sommeil perturbé : difficulté d’endormissement, réveils fréquents ;
fatigue persistante, somnolence diurne.
Certains patients décrivent une “angoisse dans les jambes”, une tension interne qui disparaît en bougeant.
Facteurs neurologiques
Le SJSR serait lié à un déséquilibre de la dopamine, neurotransmetteur impliqué dans les mouvements, et à un manque de fer disponible dans le cerveau, parfois même lorsque la prise de sang semble normale.
Carences et pathologies associées
carence en fer (même légère),
maladies rénales,
neuropathies,
diabète,
grossesse (3e trimestre).
Facteurs aggravants
manque de sommeil, apnées du sommeil non traitées,
caféine, alcool, tabac,
certains médicaments (antidépresseurs, antihistaminiques, neuroleptiques et autres antidopaminergiques…),
antécédents familiaux.
Mieux comprendre, c’est déjà agir.

Le diagnostic repose avant tout sur l’entretien clinique.
Le médecin recherche les 5 critères diagnostiques internationaux (IRLSSG) :
besoin impérieux de bouger les jambes ;
apparition des symptômes au repos ;
soulagement par le mouvement ;
aggravation le soir ou la nuit ; symptômes non expliqués par une autre cause (crampes, douleurs articulaires, inconfort de position…).
Selon les cas, des examens complémentaires peuvent être réalisés à Aubagne :
polysomnographie, pour analyser les mouvements périodiques des jambes ;
dosage du fer (ferritine) ;
bilan neurologique.
Le bilan du fer (ferritine et coefficient de saturation de la transferrine) est systématique. Une supplémentation, orale ou intraveineuse, est proposée dès que la ferritine est inférieure ou égale à 75 µg/L ou la saturation inférieure à 20 % : des seuils plus exigeants que pour la population générale. Chez l’enfant, le seuil retenu est une ferritine inférieure à 50 µg/L.
heures de coucher régulières,
réduction café / alcool / nicotine,
activité physique modérée,
étirements et relaxation en soirée.
Ces mesures suffisent parfois dans les formes légères.
Si les symptômes persistent :
gabapentinoïdes (gabapentine, prégabaline), recommandés en première intention par l’AASM (prescription hors AMM en France),
agonistes dopaminergiques, désormais évités en traitement de fond en raison du risque d’aggravation progressive (« augmentation »),
opioïdes à faible dose, réservés aux formes sévères résistantes,
selon un choix toujours individualisé, jamais en automédication.
Toujours sous suivi d’un médecin spécialiste.
Une polysomnographie peut aider à adapter le traitement, notamment en mesurant les mouvements périodiques des jambes.
Des approches complémentaires (relaxation, thérapies comportementales) peuvent aider à stabiliser le rythme veille-sommeil.
Notre équipe vous accompagne pour choisir la solution la plus adaptée, avec un suivi personnalisé.

Pour aller plus loin, découvrez nos articles et conseils rédigés par les médecins du centre du sommeil.
Ils vous aideront à mieux comprendre les causes, les symptômes et les solutions pour réduire le SJSR.
Syndrome des jambes sans repos : comprendre les symptômes
Carence en fer et sommeil : quand faut-il consulter ?
Mouvements périodiques des jambes : comment les diagnostiquer ?
Non, mais il peut provoquer un sommeil très fragmenté et une fatigue chronique, avec un impact important sur la qualité de vie.
Cinq critères internationaux (IRLSSG) permettent le diagnostic : besoin irrépressible de bouger, survenue au repos, soulagement par le mouvement, aggravation le soir ou la nuit, et absence d’autre explication aux symptômes.
Oui dans certains cas (grossesse, carence en fer).
Dans les formes chroniques, les traitements permettent une nette amélioration.
Un entretien clinique suffit souvent. Une polysomnographie et un dosage du fer peuvent être réalisés si besoin.
Page relue et mise à jour en octobre 2026 · Centre du Sommeil de Provence, centre agréé par la SFRMS depuis 2023.
Le Centre du Sommeil de Provence accompagne les patients dans le diagnostic et le traitement des troubles du sommeil. Situé à Aubagne, à côté de Marseille, au sein de l’Hôpital La Casamance, il réunit une équipe de médecins somnologues spécialisés pour vous aider à mieux dormir et retrouver un sommeil réparateur.
