La narcolepsie est une maladie neurologique qui perturbe la régulation naturelle entre l’éveil et le sommeil. Le cerveau présente un déficit d’hypocrétine (ou orexine), une substance essentielle pour maintenir l’état d’éveil. Ce déficit caractérise la narcolepsie de type 1 ; dans le type 2, le taux d’hypocrétine est normal et le mécanisme reste mal connu.
Résultat : les transitions sommeil/veille deviennent instables, entraînant des accès de sommeil incontrôlables.
On distingue deux formes :
narcolepsie de type 1 : avec cataplexie (perte brusque du tonus musculaire) et/ou déficit confirmé en hypocrétine ;
narcolepsie de type 2 : sans cataplexie, avec somnolence excessive isolée.

La narcolepsie provoque des signes typiques, mais souvent mal interprétés, ce qui retarde le diagnostic.
Les symptômes les plus fréquents :
Vous présentez plusieurs de ces symptômes ?
Elle peut entraîner :
Mieux comprendre, c’est déjà agir.

Dans certaines situations, un dosage de l’hypocrétine dans le liquide céphalorachidien (par ponction lombaire) peut être proposé.
La polysomnographie, le TILE, l’EEG et l’actimétrie sont indolores. La ponction lombaire, si elle est proposée, est un geste court réalisé à l’hôpital, dont les modalités vous sont expliquées au préalable.
planifier des siestes courtes ;
adopter une hygiène du sommeil stable ;
éviter l’alcool et les somnifères ;
adapter son rythme de vie selon la vigilance.
traitements favorisant l’éveil : modafinil, pitolisant, solriamfétol ;
traitements de la cataplexie : oxybate de sodium, venlafaxine, clomipramine ;
le choix et les associations sont toujours personnalisés et réévalués régulièrement.
Le traitement est toujours personnalisé et ajusté régulièrement par un médecin du sommeil.
Nouveauté 2026 : l'ovéporexton, premier agoniste du récepteur de l'orexine, a été autorisé aux États-Unis dans la narcolepsie de type 1. Lire notre article sur ce nouveau traitement.
Une bonne information de l’entourage, une adaptation du rythme professionnel ou scolaire et parfois une reconnaissance du handicap peuvent aider à retrouver une vie plus sereine.

Pour aller plus loin, découvrez nos articles et conseils rédigés par les médecins du Centre du Sommeil de Provence.
Vous y trouverez des informations pratiques, des explications simples et des pistes pour mieux comprendre et gérer la narcolepsie.
Non. C’est une maladie neurologique : dans le type 1, elle est due à la perte des neurones qui produisent l’hypocrétine ; dans le type 2, le mécanisme reste mal connu. Elle n’a aucun lien avec la paresse ou un trouble mental.
La narcolepsie ne se guérit pas, mais les traitements permettent d’en contrôler efficacement les symptômes. Avec un suivi adapté, les patients retrouvent un équilibre de vigilance.
Oui, sous conditions. La narcolepsie fait partie des affections encadrées par l’arrêté du 28 mars 2022 : la compatibilité avec la conduite est évaluée par un médecin agréé pour le permis, et le maintien de l’éveil peut être objectivé par un test de maintien de l’éveil (TME).
Page relue et mise à jour en octobre 2026 · Centre du Sommeil de Provence, centre agréé par la SFRMS depuis 2023.
Le Centre du Sommeil de Provence accompagne les patients dans le diagnostic et le traitement des troubles du sommeil. Situé à Aubagne, à côté de Marseille, au sein de l’Hôpital La Casamance, il réunit une équipe de médecins somnologues spécialisés pour vous aider à mieux dormir et retrouver un sommeil réparateur.
