Le sommeil paradoxal est la phase où l’activité cérébrale est intense et où se produisent les rêves.
Normalement, le corps est paralysé pour éviter de les mimer.
Dans un TCSP, ce mécanisme ne fonctionne plus : les muscles restent actifs, permettant aux rêves de s’exprimer physiquement.
Pendant les épisodes, on peut observer :
mouvements brusques ou violents ;
paroles, cris, grognements ;
gestes de défense ou de fuite ;
absence de conscience pendant la crise ;
souvenir précis du rêve au réveil.
Ces comportements peuvent entraîner des blessures involontaires.

Les manifestations typiques du TCSP :
gestes violents pendant le sommeil ;
mise en scène du rêve : se battre, pousser, courir dans le lit ;
cris, paroles, grognements ;
réveils brusques avec souvenir du rêve ;
fatigue ou somnolence liée aux réveils nocturnes.
Souvent, c’est le conjoint qui alerte le patient après avoir vécu une scène nocturne impressionnante.
Le TCSP peut être :
Forme idiopathique
La plus fréquente. Facteurs favorisant :
stress ;
manque de sommeil ;
alcool ou certains médicaments ;
autres troubles du sommeil associés.
Forme secondaire
Le TCSP peut être lié à :
maladie de Parkinson ;
atrophie multisystématisée ;
démence à corps de Lewy.
Il peut même précéder plusieurs années l’apparition d’une maladie neurologique, d’où l’intérêt d’un suivi.
Mieux comprendre, c’est déjà agir.



Le diagnostic repose sur :
un entretien clinique détaillé,
une polysomnographie vidéo, réalisée à la clinique de la Casamance.
La polysomnographie vidéo analyse :
l’activité cérébrale (EEG),
le tonus musculaire (EMG),
les mouvements oculaires (EOG),
les comportements nocturnes filmés.
Le TCSP se caractérise par :
une activité musculaire anormale pendant le sommeil paradoxal,
des gestes correspondant aux rêves décrits.
Cet examen permet aussi d’exclure d’autres parasomnies (somnambulisme, terreurs nocturnes).
Première étape indispensable :
éloigner les objets autour du lit ;
éloigner la table de nuit ;
matelas bas ou protection en cas de chutes ;
informer le conjoint.
horaires réguliers ;
éviter l’alcool et les somnifères ;
traiter les troubles associés (apnée, insomnie).
clonazépam à faible dose (référence) ;
mélatonine, souvent mieux tolérée chez les personnes âgées.
Selon les cas :
IRM,
tests cognitifs,
suivi chez un neurologue spécialisé.
Notre équipe vous accompagne pour choisir la solution la plus adaptée, avec un suivi personnalisé.

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Dans un TCSP, le mécanisme qui paralyse les muscles pendant le sommeil paradoxal ne fonctionne plus : les rêves s’expriment physiquement.
Oui, les gestes violents peuvent entraîner des blessures. Un diagnostic rapide permet de sécuriser le sommeil et réduire les risques.
Dans certains cas, oui : il peut précéder des maladies neurologiques comme Parkinson. D’où l’importance d’un suivi.
Le Centre du Sommeil de Provence accompagne les patients dans le diagnostic et le traitement des troubles du sommeil. Situé à Aubagne, au sein de l’Hôpital La Casamance, il réunit une équipe de médecins somnologues spécialisés pour vous aider à mieux dormir et retrouver un sommeil réparateur.
